Serious Games @ LIP6
Jeux Sérieux par l’équipe de Recherche MOCAH (Laboratoire LIP6, Paris)

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Synthèse de la journée de travail sur la conception des jeux sérieux du 21 septembre 2011

vendredi 23 décembre 2011, par Bertrand Marne, Mathieu Muratet

Cette journée de travail était coorganisée par l’équipe MOCAH du LIP6 et l’équipe SILEX du LIRIS. Elle avait pour but d’échanger sur les méthodes, les conceptions et les problématiques de la recherche dans le domaine de la conception des jeux sérieux destinés à l’apprentissage.

Présentations

Au cours des exposés, 4 types de travaux de recherche ont été présentés :

Participants

Charlotte Orliac (LIRIS), Florent Delomier (LIRIS), Denise Sutter Widmer (TECFA), Nicolas Szilas (TECFA), Sébastien Allain (TECFA), Mathieu Muratet (IRIT-LIP6), Bertrand Marne (LIP6)

Bilan

Les présentations et les échanges qui les ont accompagnés ont été riches. Ils ont permis de faire émerger quelques problématiques communes auxquelles les présentations ont apporté des pistes, voire des éléments de solutions :

  • Les présentations de Mathieu Muratet et Nicolas Szilas ont notamment illustré l’intérêt d’intégrer des acteurs non informaticiens dans le processus de conception de jeu sérieux (didacticiens pour le premier, écrivains pour le second). Ces travaux posent le problème de l’approche transdisciplinaire dans les jeux sérieux et notamment de la communications entre ces différents acteurs.
  • Les formalismes traditionnels des EIAH, des jeux vidéo ou de l’IHM ne semblent pas suffire pour résoudre le problème de la conception des jeux sérieux et permettre à l’ensemble de ses acteurs de travailler de manière efficace et productive. Les solutions proposées par Bertrand Marne, Charlotte Orliac et Florent Delomier exploitent ces différents formalismes traditionnels pour en proposer de nouveaux basés sur ces derniers mais propres aux jeux sérieux. Ces formalismes ont à la fois la vocation d’aider à la conception en elle même et de faciliter la communication entre les acteurs de cette conception transdisciplinaire en formalisant le langage.

D’autres questions sont restées ouvertes à l’issue de nos échanges :

  • Doit-on, peut-on définir le jeu sérieux d’apprentissage. Peut-on le délimiter ? Lui construire une typologie utile à la conception ?
  • La question des non-joueurs se pose : peut-on concevoir des jeux sérieux pour eux et comment anticiper l’intégration des jeux sérieux dans un cursus en tenant compte des non-joueurs (ceux qui n’aiment pas jouer).
  • Nous avons constaté dans les projets présentés et que nous connaissons qu’il est difficile d’établir des méthodes pour créer « l’intuition génératrice » d’un jeu sérieux. Selon les projets, il s’agit parfois d’un gamedesign de départ, ou d’un concept de départ, souvent liés aux goûts et préoccupations personnelles du principal concepteur ou à des exemples connus. Mais cette intuition génératrice semble surtout provenir de l’engagement dans le projet de ce concepteur principal. Quelles méthodes construire pour faire en sorte que cette intuition puisse être provoquée, évaluée, et soit empreinte d’originalité ?
  • L’approche transdisciplinaire est-elle la bonne voie à suivre pour solutionner les difficultés liées à la conception des jeux sérieux ?

Voir les diaporamas joints ci-dessous.

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