Serious Games @ LIP6
Jeux Sérieux par l’équipe de Recherche MOCAH (Laboratoire LIP6, Paris)

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Synthèse de la journée de travail sur la conception des jeux sérieux du 5 octobre 2011

vendredi 23 décembre 2011, par Bertrand Marne, Mathieu Muratet

Cette journée de travail était coorganisée par l’équipe MOCAH du LIP6 et l’équipe SILEX du LIRIS. Elle avait pour but d’échanger sur les méthodes, les conceptions et les problématiques de la recherche dans le domaine de la conception des jeux sérieux destinés à l’apprentissage.

Présentations

Au cours des exposés, 7 travaux de recherche ont été présentés :

Participants

Académie de Créteil : Thomas Constant et Julien Llanas ; Écoles des Mines : Kathy Fronton, Cécile Narce, Katia Quelennec et Mathieu Vermeulen ; LIRIS : Iza Marfisi-Schottman et Charlotte Orliac (Courdavault) ; INRP/ENS Lyon : Eric Sanchez, LIG/Symetrix : Christelle Mariais ; CIREL/Lille 1 : Calis Franck, Pierre-André Caron et Marie-Charlotte Bailly ; LIP6 : Jean-Marc Labat, Bertrand Marne, Mathieu Muratet, Pradeepa Thomas et Amel Yessad ; SGRL : Thierry Montaut.

Bilan

La conception des jeux sérieux recouvre des problématiques très variées, c’est ce que nous a montré la diversité des présentations.

Quelques problématiques furent transversales :

  • La question de l’intégration du jeu sérieux dans les situations d’apprentissage. Il ressort des interventions que ces situations d’apprentissage devront être plutôt mixtes et accompagnées d’un travail de métacognition avec un formateur. Donc, dès sa conception, le jeu sérieux est à réfléchir comme un objet placé dans un contexte, une situation d’apprentissage.
  • Les questions sur la terminologie « jeu sérieux ». Il ressort de nos discussions que nous considérons le jeu sérieux comme une pédagogie active (pas toujours TICE), car les participants ont été d’accord pour considérer que l’utilisation des jeux sérieux implique que l’apprenant est acteur de son apprentissage. Mais la question de la jouabilité et de l’aspect ludique se pose : qu’est-ce qui différencie un jeu sérieux d’un EIAH, notamment fondé sur une simulation ? Plusieurs éléments de différenciation ont été proposés :
    • la situation (concepts de ludification/gamification)
    • les ressorts de l’activité (au sens de Caillois)
    • le faible impact sur la réalité
    • l’adhésion de l’apprenant à l’activité.
      Mais, il ressort également que l’activité d’utiliser un jeu sérieux, ne pourra pas être la même activité que jouer à un jeu tout court. Il reste à circonscrire et à définir cette activité de « jouer » à un jeu sérieux.
  • Les questions autour du mélange ludo-pédagogique des jeux sérieux. Elles s’articulent sur deux problématiques principales :
    • la question du dialogue dans des équipes pluridisciplinaires : de nouveaux outils sont à construire et finaliser pour faciliter le dialogue d’intervenants aux buts et aux méthodes différentes. Les pistes évoquées sont celles de la mise en œuvre d’objets-frontières et la mise en place de formalismes descriptifs.
    • La question de la gestion des projets : il est important notamment de bien définir le rôle de chacun, de modéliser les liens entre les taches des intervenants (au sein des formalismes évoqués ci-devant), et d’envisager une coordination centralisée par un chef de projet capable de comprendre chacun des domaines impliqués dans la conception.

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